top of page

Les parois du pavillon de Barcelone participent à la fabrication des espaces tout autant que la structure des poteaux et des planchers : chaque élément prend place selon des règles très précises de mises en lumières de ses surfaces.

Souviens toi de ce que disait le vieux :

« L’architecture c’est le jeu savant correct et magnifique des formes sous la lumière » (3)

Je suis d’accord, ce qui est difficile à comprendre ici c’est le mot « sous » : Il m’arrive de penser que le jeune Jeanneret (9) a probablement pété un câble devant le Parthénon ; cette conception de la lumière reste méditerranéenne.

Aalto nous aurait dit: « … en attendant la lumière qui arrive de l’horizon ».

La structure produit les lumières parce qu’elle génère le processus des opacités, c’est à dire que ses valeurs de portées, de hauteurs, de sections conditionnent simultanément l’établissement du second œuvre et de tous les dispositifs techniques qui viennent tisser leurs réseaux prégnants.

La lumière, parfois, le lui rend bien en lui donnant la présence, c’est à dire la possibilité d’être là avec nous, quelque soit son apparence, sensible à nos yeux certes, mais également intelligible pour nous mêmes et pour l’autre. C’est cette qualité d’intelligibilité qui fait de l’architecture un bien commun.

 

A toi je peux le dire puisque tu vas bâtir un jour, j’ai appris cela en regardant la télévision: Les êtres humains ne peuvent pas voir la lumière !

Cette agitation de l’infiniment petit dans l’infiniment grand qui se promène à environ trois cent mille kilomètres par seconde est inaccessible à notre système sensoriel : ce que nous voyons avec nos yeux, c’est de la matière éclairée, c’est l’ombre !

Dans un espace bâti, nous ne voyons donc que quelques parties des ouvrages construits : Leurs surfaces visibles constituent une limite palpable si nécessaire et si définitive. L’attention portée à ces surfaces est capitale pour la fabrication des espaces. Chaque architecte dispose d’une conscience plus ou moins aiguisée des rapports visibles et durables que les matériaux entretiennent entre eux.

4/5

Les marges de manœuvre sont généralement étroites : Un ouvrage structurel laissé nu dans un espace fini nécessite une grande maitrise des processus de mise en œuvre…etc.

En faisant le projet, Il semble que nous pouvons penser trois choses simultanément (généralement nous en lions deux en une pour tester la troisième…etc…) mais lorsque nous dessinons pour bâtir nous devons nous concentrer sur la mise en œuvre de deux éléments par deux artisans ou corps d’états distincts (l’un précédant l’autre…etc.). Cette nécessité, qui laisse supposer que nous connaissons toutes les difficultés de mise en œuvre, nous renvoie continûment à la vieille double question: QUOI et COMMENT ?

Lorsque deux matériaux finissent par « fusionner » DANS la lumière, commencent à « faire UN », alors nous pouvons commencer à associer le nouveau venu à quelque autre mariage…

bottom of page